DANS LE SILLAGE DES SOMPTUEUSES LÉGENDES DE VOILES : « LA RECOUVRANCE »

Après son traditionnel carénage annuel et sa remise à l’eau à partir du chantier du slipway du port de Douarnenez, la Noble Dame « La Recouvrance » est désormais prête à composer une nouvelle symphonie marine au gré des vents bienfaiteurs pour sa pleine saison de navigation. Après sa mise à l’eau, cap sur Brest son port d’attache, pour la mise en place de ses hauts de mâture.

La Recouvrance au chantier du slipway du port de Douarnenez avant sa mise à l’eau, après son carénage.
  • Photo 1: La Recouvrance au chantier du slipway du port de Douarnenez avant sa mise à l’eau, après son carénage.
  • Photo 2 et 3: Avancée et positionnement de la goélette sur le slipway.
  • Photo 4 et 5: Manœuvres de mise à l’eau sur la rampe de halage.
  • Photo 6: Dernière phase de la mise à l’eau.
  • Photo 7: L’équipe du port responsable de la manœuvre vérifiant les étais avant la mise à l’eau.

NAVIRE EMBLÈME DE LA VILLE DE BREST, LA RECOUVRANCE EN EST LA PROPRIÉTÉ

Le tableau de poupe richement décoré, au nom de la goélette orné du blason de la ville de Brest.

C’est au célèbre quartier historique de la cité portuaire de Brest du nom de Recouvrance, que la majestueuse et distinguée goélette à hunier doit son nom. Anciennement quartier de Sainte Catherine, les murs de Notre Dame de la Recouvrance sont encore imprégnés des prières des femmes et mères de marins priant la vierge, afin de retrouver sain et sauf leur bien-aimé ou leur fils à leur retour de mer.
Le concours national « Bateaux des Côtes de France », a été la porte ouverte à la réalisation de la goélette «La Recouvrance »  aux chantiers du Guip à Brest en 1991 et à sa présentation au public lors du rassemblement de Brest 92.
Elle est une des psychés qui participent aux fêtes maritimes, aux grandes manifestations de bateaux du patrimoine, ainsi qu’aux départs des grandes courses océaniques.


L’EMBLÉMATIQUE « LA RECOUVRANCE » EST LA RÉPLIQUE D’UNE GOÉLETTE AVISO DU XIXe SIÈCLE

Longue de 42 mètres, l’emblématique «La Recouvrance » est la réplique d’une goélette aviso de 1817, bateau militaire à la carrière toute tracée, destiné à transmettre les plis urgents, à la surveillance et la protection du trafic marchand. Une histoire de tradition construite autour de missions d’envergure et d’importance majeure en servant d’éclaireur des vaisseaux et d’espions des flottes ennemies, en temps de guerre.

  • Photo 1: « LA RECOUVRANCE » : un projet élaboré dans la pure tradition des goélettes du XIXe siècle.
  • Photo 2 : Un des sabords de « La Recouvrance », les ouvertures de la goélette permettant le passage de la bouche du canon.
  • Photo 3: Les haubans tendus à l’aide de rides..
  • Photo 4: Vue sur la proue et l’avant de l’emblématique goélette dans la tradition de la marine à bois.

ELLE A CETTE NOBLESSE REBELLE ET AVENTURIÈRE DES UNIVERS MARINS

Un profilé harmonieux aux lignes gracieuses et parfaitement proportionnées.

En tant que réplique, elle doit sa noble descendance à la dynastie des goélettes de type « Iris », dessinée par l’architecte naval Jean-Baptiste Hubert en 1817. Au gracieux profilé fuselé, sa coque noire et verte se distingue par  ses lignes racées et traditionnelles. Dotée d’un gréement en voiles auriques à deux mâts, elle a cette noblesse rebelle et aventurière des univers marins. Le temps de passer la passerelle, vous franchissez le temps des épopées maritimes d’envergure et des expéditions au long cours de la marine à voile, pour voguer en toute quiétude dans la rade de Brest, son port d’attache, en mer d’Iroise.

« LA RECOUVRANCE », l’un des témoins privilégiés de l’histoire de la navigation et de la « Marine à Bois ».

LA SEULE FEMME DU BORD SE LOVE EN TOUTE SPLENDEUR SOUS LE BEAUPRÉ DE LA GOÉLETTE «LA RECOUVRANCE»

La seule femme du bord se love en toute splendeur sous le beaupré de la goélette « La Recouvrance », la traditionnelle figure de proue, l’allégorie féminine représentant une femme ou une sirène, à dessein d’apaiser les divinités de la mer en les séduisant et se placer ainsi sous leur protection. La naïade de la « Recouvrance », buste d’une femme à l’abondante chevelure dorée, réalisée par le sculpteur Eric Pelleau, a l’attrait de ces figures mythiques aux charmes irrésistibles et fascinants, l’enchanteresse flirtant entre la mythologie grecque et le merveilleux des légendes celtes.

Insolite et mystique, « La Recouvrance » a cette Beauté magnétique des goélettes racées parcourant l’océan et perpétuant les traditions de la voile d’antan, estampillée Élégance et Rapidité.

Les amarres larguées, « La Recouvrance » ouvre son livre de bord  et son carnet de voyages pour de nouvelles aventures palpitantes.

Crédits

Texte et photos Ghislaine FÉREC

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